
Enlévement d'une partie des platanes sur la D901 au début de la commune de ponr saint esprit
MON INTERVENTION A LA CONFERENCE DE PRESSE du 16- 12- 2010
Articles dans les journaux de demain, vendredi 17décembre 2010
Bernard Pivot disait : « dans une scène de ménage, le plus difficile n’est pas d’élever la voix, mais d’élever le débat ». De la même façon, dans le couple opposition/majorité, l’un comme l’autre, ne font que donner de la voix : et je te fais une manif, et je te réponds par un procès, et je dénonce ta mauvaise gestion, et je te fais un autre procès, etc.. mais ils n’élèvent pas le débat et Pont-St-Esprit continue à s’enfoncer.
Si les élections inversent l’ordre des facteurs, en mettant à la mairie ceux qui tiennent la rue, et dans la rue ce qui sont à la mairie, rien ne sera réglé, leur haine réciproque est telle qu’ils continueront à s’affronter. Pour qu’ils arrêtent : il faut les sortir du face à face conflictuel, pour les mettre sur la touche, côte à côte, sur les bancs de l’opposition. Là, ils se calmeront.
Sinon, mettre les uns à la place des autres ne règlera rien, c’est comme un combat de coqs, quand celui qui est d’un côté passe de l’autre, le face à face continue et n’arrête pas le combat.
Ce que veulent les spiripontains en priorité c’est retrouver le calme et la sérénité, et payer moins d’impôts.
Il faut donc en finir avec l’espèce de guerre picrocholine qui agite le microcosme municipal et ne mène à rien
La seule solution est donc la mise en place d’une nouvelle équipe extérieure au conflit.
Face aux deux priorités que veulent les spiripontains (retrouver calme et sérénité et payer moins d’impôts), nous offrons 3 qualités qu’aucune autre liste n’a :
1/ nous sommes extérieurs aux antagonistes, condition sine qua non pour que l’agitation s’arrête
2/ nous pouvons réconcilier les spiripontains pour retrouver le calme. Comment ? Certains disent : ‘’il faudra faire un audit’’, or, à quoi sert un audit, uniquement à faire dire par une voix extérieure, réputée experte, ce qui ne serait pas crédible si c’est nous qui le disions. Exemple, si je dis,’’ lui il n’est pas beau’’, on pensera que je ne l’aime pas. Mais si je dis, ‘’le cabinet tartempion de réputation internationale, a dit qu’il n’est pas beau’’. Là, pas de problème, c’est crédible, c’est incontestablement vrai, la preuve, c’est écrit dans le rapport d’audit. C’est ce qu’on fait dans une entreprise quand on veut couper des têtes. Au niveau municipal, pareil, mais pour ce qui est du climat de réconciliation indispensable pour avancer, bonjour les dégâts. Si on se met à désigner ceux qui ont trempé les doigts dans le pot de confiture, on n’en sortira pas et on sera toujours dans un climat conflictuel de suspicion réciproque.
Quand on est élu, on est content d’arriver à la mairie, et on ne cherche pas à régler ses comptes avec ceux qui ont précédé, ce qui n’avance à rien qu’entretenir un climat déplorable alors qu’il faut réconcilier.
On sait tous où en est l’état de la commune, on connaît les problèmes : la dette, l’abus des travaux en régie, etc ; le rapport annuel de la CRC vaut tous les audits du monde, et lui, il est objectif.
Régler ses comptes avec les prédécesseurs ne mène à rien… en Inde, quand certains disaient : ‘’il faut faire payer les anglais, œil pour œil’’. Vous vous souvenez ce qu’à répondu Gandhi :‘’œil pour œil rendra le monde aveugle’’. Eh bien, ne devenons pas aveugles…
Tournons la page, ainsi, le calme et la sérénité étant rétablis, on pourra passer à la seconde priorité :
3/ réduire les impôts, je prépare le dossier depuis plus de 15 ans. Chaque fois que la commune faisait un emprunt, j’écrivais une lettre à la banque concernée pour lui dire, par exemple :
Recommandée avec A.R.
Monsieur Michel MATHIEU, Directeur-Général
Crédit Agricole du Gard
408, chemin du mas de Cheylon
30935 NîMES CEDEX 09
Monsieur le Directeur-Général,
Par décision municipale en date du 11 mars 2004, le Maire de notre commune a décidé d’emprunter à votre banque 1 730 000 € sur 20 ans au taux Euribor 1 an (dossier n° 4859432).
Or, vous n’êtes pas sans savoir dans quel état financier se trouve notre commune : s’il s’agissait d’une entreprise on parlerait de situation de dépôt de bilan. Et vous n’ignorez pas non plus, pour ne prendre qu’un exemple, que par le recours abusif aux travaux dits ‘’en régie’’, les emprunts participent à alimenter le budget de fonctionnement (sur lequel on finance notamment les salaires et les intérêts d’emprunts), ce qui dénote une gestion pour le moins contestable, qui est mise régulièrement à l’index par la Chambre Régionale des Comptes.
Par le passé, il m’est déjà arrivé d’attirer votre attention sur la responsabilité que vous prendriez en accordant des prêts à notre commune. Et je vous rappelle donc, que dans l’éventualité où la commune changerait de majorité, nous ne manquerions pas d’appliquer les précédents qui existent, en procédant notamment à un moratoire qui suspendrait pour un temps le remboursement des prêts accordés par les banques avec trop de laxisme.
En espérant être entendu, Je vous prie…
(A noter, que les élus des autres groupes de l’opposition n’ont jamais voulu cosigner ces lettres…)
Ainsi, arrivés à la mairie, on mettra en place un moratoire pour suspendre le remboursement de la dette, et négocier avec l’Etat et les banques, qui se sont rendus coupables de délit de complicité abusive à l’égard de la précédente municipalité, pour que chacun éponge une partie de la dette, et que les spiripontains qui n’y sont pour rien ne soient pas les seuls à payer.
Des précédents existent. Chaque fois, l’Etat a privilégié la négociation à un procès qui lui ferait une mauvaise publicité. Par le biais de subventions exceptionnelles, il a contribué à éponger environ le 1/3 ; et les banques, en passant l’éponge sur les intérêts d’emprunts, et en acceptant un long étalement, ont pratiquement consenti l’équivalent.
C’est la seule façon pour ne pas obérer le budget par le remboursement de la dette, et permettre ainsi d’être plus à l’aise pour réduire les impôts de façon substantielle.
Si on se limite, comme le préconisent certains, à serrer les boulons, au motif que la ville fonctionne comme une commune de 50 000 habitants, alors qu’on n’est que 10 000 ; on pourra certes diminuer les impôts, mais la baisse sera faible (c’est ce qu’à fait la majorité cette année), alors que ce que veulent les spiripontains, c’est arriver vite à payer des impôts comparables à ceux des villes de même importance.
En résumé, les spiripontains veulent 2 choses : retrouver le calme et la sérénité, et payer moins d’impôts.
Et nous avons 3 qualités que personne d’autre ne possède pour :
1/calmer les esprits et sortir de l’agitation provoquée par la haine que se vouent les deux protagonistes, opposition/majorité (inverser l’ordre des facteurs ne changeant rien)
2/ réconcilier les spiripontains pour redonner à notre cité, calme et sérénité, en tournant la page sans vouloir régler ses comptes avec les prédécesseurs (pas d’audit)
3/ régler le problème de la dette par un moratoire, pour que les spiripontains qui n’y sont pour rien, bénéficient très rapidement d’une substantielle baisse des impôts
(voir programme déjà distribué)
Voilà ce que nous ferons, quand nous y serons, car nous y arriverons pour la raison suivante :
en 95, quand Chirac se lance dans la campagne des présidentielles, il est au plus bas dans les sondages, alors que Balladur caracole à plus de 60%, et la presse le donne gagnant. Vous connaissez le résultat, c’est Chirac qui est entré à L’Elysée.
Ici, de la même façon, on démarre les derniers et tout le monde nous donne battus, mais nous avons les bons arguments. A nous de faire ce qu’il faut, on a tout pour gagner…