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LA LETTRE de Louis Esparza n°48 Pont St Esprit, le 27septembre 2009
Tout va très bien Madame la Marquise : comme dans la célèbre chanson de Paul Misraki, la maison brûle, mais au propriétaire absent, on raconte que tout va très bien.
C’est ainsi qu’après l’interview du Président de la Chambre Régionale des Comptes qui constate que, même si le trou abyssal du déficit est un peu moins profond que l’on croyait : « la suppression du déficit est loin d’être acquise » ; le lendemain, Colombet se réjouit car pour lui, c’est : « l’embellie ! ».
Et dans la foulée, il annonce que les banques vont se remettre à prêter à la commune. Autrement dit, un petit chouia de déficit en moins et on se remet à emprunter à tout va, ce qui ne va rien arranger … surtout pour nos porte-monnaie.
Enfin, la semaine prochaine, la Chambre devrait rendre son avis, après quoi ce sera au Préfet de se prononcer. Comme il n’est jamais pressé, c’est toujours autant de temps de gagné pour la majorité …
L’intox : dans les périodes mouvementées, comme celle que traverse notre petite cité, l’intox est souvent utilisée par ceux qui sont à court d’argument. C’est le cas actuellement : des proches de qui vous savez, font courir des rumeurs (avec chiffres à l’appui), pour essayer d’accréditer l’idée que dans les communes des environs, les impôts et autres taxes ont considérablement augmenté et seraient aussi élevés qu’ici ...
Or, s’il est vrai qu’à Bagnols, la hausse des ordures ménagères a bien augmenté cette année, les montants à payer n’ont rien à voir avec ce que l’on paie ici.
Alors, ne soyons pas dupes, et arrêtons de croire n’importe quoi, d’autant que ce n’est pas d’hier qu’à Pont on nous fait prendre des vessies pour des lanternes … 38 ans que ça dure.
Toujours maître à bord : le 4 septembre, Baumet envoyait sa démission au Préfet. Depuis, rien n’a changé : il a gardé son bureau à la mairie et continue à commander comme avant.
Autrement dit, s’il s’agit uniquement de laisser ce pauvre Colombet présider les rares réunions du Conseil Municipal pour recevoir les tomates à sa place, puis faire des parlotes avec les journalistes ; la démission partielle de Baumet n’est vraiment qu’une imposture de plus pour amuser la galerie et occuper les médias.
Et l’on comprend ceux qui ont envie de lui dire : « Oh Gilbert, si tu veux être conséquent, démissionne complètement, pas seulement de ton titre de maire ».
En attendant, Baumet tient toujours les manettes, même quand il fait dire par ses acolytes : qu’il est en traitement à l’extérieur de Pont…
Gilbert et Mouammar : Kadhafi, le maître de la Libye, n’a pas le titre de président, ni de premier ministre, mais c’est lui qui commande.
Un peu de la même façon, au niveau de notre commune, Baumet n’est ni maire, ni adjoint, mais c’est lui qui commande.
Et en plus il va bientôt pouvoir fêter, comme le sympathique Mouammar, le quarantième anniversaire de son accession au pouvoir (c’est dans 18 mois…).
Bien sûr, lui n’est pas accusé d’actes terroristes, mais c’est lui qui, il y a quelques années, a été suspecté d’avoir fait cacher un paquet de stupéfiant dans la voiture du leader de l’opposition de l’époque et de l’avoir dénoncé, comme trafiquant, sur le site où il travaillait …
Et actuellement, il est le probable instigateur de cette lettre de la majorité à l’Ordre des médecins pour montrer du doigt l’un de nos toubibs (qui en tant que contribuable participe aux manifs), et le désigner comme accordant trop de jours d’arrêt de travail à ses patients.
Certes, ces coups bas sont moins graves que d’être suspecté de l’explosion d’un avion de ligne (comme Mouammar). Mais, au niveau de la commune d’un pays démocratique, ces manœuvres pour essayer de provoquer : le licenciement dans un cas, la radiation de l’Ordre des médecins dans l’autre, comme actes de malveillance … c’est quand même pas mal.
La pensée du jour : les dictatures sont comme le supplice du pal : elles commencent bien,
et elles finissent fort mal. (Clemenceau)