
Autour d’un million de campeurs viennent de vivre trois jours d’enfer. La pluie et le froid se sont mariés pour pousser le bouchon de la patience encore un peu plus loin. Ka fè fwet (il fait froid) en Ayiti quand le mercure voisine les 20, pis la nuit encore plus bas. Côté température, les ayisien ont le frileux assez facile, les pieds dans l’eau en plus … Tout ça ne semble toutefois pas vouloir réchauffer les esprits d’une population de toutes les docilités. De toutes les résignations diraient certains. Ces centaines de camps (il y en aurait plus de 500) où une certaine vie sociale s’est organisée. Comité de citoyens, activités pour les enfants, ateliers sur la prévention des maladies ou des agressions sexuelles (et oui malheureusement), des groupes d’entraide pour faire face aux impacts psychologiques du tremblement de terre, etc